Ouverture à Abidjan d’un atelier sur les solutions de financement pour un cacao durable

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18 octobre 2018 (lepaysan.ci) Un atelier sur les solutions de financement pour une production de cacao durable en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, s’est ouvert jeudi à Abidjan, en présence des acteurs du secteur financier, de l’agroforesterie et de la société civile.

Cet atelier qui se déroule du 18 au 19 octobre 2018, vise la mise en place d’un cadre de dialogue en vue de trouver des financements innovants pour une filière cacao durable, et à promouvoir la production d’un cacao zéro-déforestation en Côte d’Ivoire.

Le cacao ivoirien a connu une progression ces dernières années avec une extension des surfaces cultivées pour compenser une fertilité décroissante des sols. Et ce, aux dépens de la forêt. Le couvert forestier du pays, estimé à 16 millions d’hectares en début du XXe siècle, est passé à 3,4 millions en 2015.

Si la  Côte d’Ivoire n’y prend garde, le pays risque de connaître la disparition des derniers blocs forestiers et compromettre ses objectifs de développement dans le secteur agricole, pilier important de l’économie, a dit le ministre de l’environnement et du développement durable, Joseph Seka Seka.

Pour lui, « il faut restaurer les forêts du pays pour lutter contre les changements climatiques, indus par les effets de gaz à effet de serre ». Un élan dans lequel l’Etat ivoirien s’est engagé à travers le Projet Redd+ visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts.

Dans la mise en œuvre du mécanisme Redd+, la Côte d’Ivoire bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires, dont l’ONU Environnement et l’Union européenne (UE). Une étude menée révèle que la mise à l’échelle des modèles de production de cacao durable nécessite des solutions économiques qui soutiennent les nouvelles approches de la chaîne de production.

Au cours de cet atelier, les participants discuteront de modèles de financement, notamment le financement de La chaîne de valeur, le financement bancaire, le financement des investisseurs, puis de la valorisation de la perception erronée du risque.

La cacaoculture zéro-déforestation, selon les objectifs et les principes établis par le programme Redd+ Côte d’Ivoire, met l’accent à travers ses approches sur l’impact social pour les petits producteurs dont beaucoup d’entre eux, dépendent exclusivement de cette spéculation pour vivre.

Etant les premiers tributaires de la volatilité des marchés, les solutions de financements pour la production durable de cacao devraient permettre de soutenir les paysans, a indiqué Jonathan Gheyssens, représentant de UN Environnement, pour qui cela est un levier de croissance et de développement vert pour le pays.

Représentant le président de l’Association des professionnels de banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire (APBF-CI), Daouda Coulibaly, vice-président de l’organisation, a assuré que le secteur bancaire va « prendre toute sa part » dans cette nouvelle politique de protection des forêts.

Cet atelier est la première étape d’un cadre de dialogue organisé par la Facilité Redd+ de l’UE (UE-REDD+) et l’ONU Environnement en partenariat avec le Secrétariat permanent Redd+ Côte d’Ivoire, le Conseil café-cacao, le secteur bancaire, le Centre mondial agroforesterie et l’Etat de Côte d’Ivoire.

Source : APA

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