Lancement de la 3ème édition du SIETTA : Nous allons réussir la transformation (Dr Adama Coulibaly, DG CCA)

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07 juin 2018 (lepaysan.ci) « Transformation de l’anacarde, une mine d’opportunités pour l’autonomisation de la jeunesse africaine » tel est le thème de la troisième édition du Salon  International des Equipements et des Technologies de Transformation de l’Anacarde (SIETTA) qui se déroulera du 8 au 10 novembre 2018 au Palais de la culture de Treichville.

La cérémonie de lancement a été effectuée ce jeudi 07 juin en présence du Ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME, ministre de l`industrie et des mines par intérim partageant la co-présidence de ce salon avec le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural.

Le SIETTA se présente aujourd’hui comme une plateforme d’exposition, de démonstration, de vente d’innovations en matière de transformation et d’échanges entre les professionnels du secteur.  Le salon a pour objectif  d’accroître la valeur ajoutée locale de l’anacarde par la création des conditions d’accessibilité des investisseurs aux équipements et technologies de transformation.

 « Pour l’année 2018, les exportateurs sont tenus de justifier d’avoir vendu 15% de leurs produits à des opérateurs locaux avant d’obtenir l’autorisation d’exporter », a annoncé M. Souleymane Diarrassouba, faisant savoir que les capacités de transformation installées sont passées de 52.200 tonnes en 2013 à 119.350 tonnes en 2014 soit un accroissement de plus de 110%.

 

Les quantités transformées localement, ont quant à elles évolué de 23.000 tonnes en 2014 à environ 45.000 tonnes en 2017, soit une augmentation de plus de 88%. Pour l’année 2018, le gouvernement entend favoriser la transformation de 100.000 tonnes de noix brutes, a-t-il poursuivi.

Pour « amplifier » l’industrialisation de la filière, le gouvernement ivoirien a mis en place le projet de promotion de la compétitivité de la chaîne des valeurs de l’anacarde en Côte d’Ivoire dont le financement est assuré par un appui de la Banque mondiale à hauteur de 200 millions de dollars (111,09 milliards Fcfa).

La Côte d’Ivoire, également premier exportateur mondial, transforme actuellement moins de 10% de sa production. Le pays qui exporte 90% de noix de cajou, envisage de transformer 50% de sa récolte à l’horizon 2020 grâce à une industrialisation accrue de la filière.

Le Directeur Général du Conseil du Coton et de l’Anacarde (CCA), Dr Adama Coulibaly, structure en charge de la gestion de la filière, a quant à lui assuré développer la stratégie de transformation de l’anacarde en Côte d’Ivoire dont le secteur regroupe plus de 300.000 producteurs.

 « Je prends l’engagement (et) nous allons réussir la transformation », a déclaré Dr Adama Coulibaly, qui a encouragé les équipementiers nationaux à « émerger » afin que la Côte d’Ivoire « gagne la bataille » de la transformation des noix de cajou.

Le salon sera animé quotidiennement par environ 500 exposants et conférenciers. Il regroupera les promoteurs d’équipements et de technologies de transformation, les PME, les coopératives de producteurs, les industriels du secteur et les institutions de crédits.

Il est important de souligner que cette  3ème édition du SIETTA sera couplée avec le 3ème Conseil des ministres du Conseil international consultatif du cajou (CICC) et de la Conférence annuelle de l’Alliance du cajou africaine (ACA), organisation qui comprend le Bénin, le Burkina Faso,  le Togo, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Une réunion du CICC est prévue du 4 au 6 juillet à Cotonou.

Pour rappel, en 2017, la Côte d’Ivoire,  premier producteur mondial de cajou, a enregistré une production de 711.236 tonnes de noix de cajou, représentant plus de 22% de la production mondiale et environ 33% de l’offre à l’échelle internationale.

D.S (www.lepaysan.ci)

Quelques images de la cérémonie de lancement 

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