Cacao ivoirien : Barry Callebaut va investir 45,7 millions d’euros pour accroître ses capacités de broyage

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26 mai 2018 (lepaysan.ci) Le groupe suisse veut accroître ses capacités de transformation dans le pays via sa filiale locale Société africaine de cacao (Saco).

Fabricant de cacao et de chocolat, le groupe suisse Barry Callebaut va augmenter ses capacités de broyage en Côte d’Ivoire, via sa filiale locale Société africaine de cacao (Saco). Antoine de Saint-Affrique, le PDG de Barry Callebaut, et son état-major ont effectué mi-mai un voyage à Abidjan pour lancer les travaux d’un nouveau plan d’investissement estimé à 30 milliards de FCFA (45,7 millions d’euros).

Ne pas exporter que des fèves

Amadou Gon Coulibaly, le Premier ministre, et Souleymane Diarrassouba, le ministre des Mines et de l’Industrie par intérim, ont présenté la vision du gouvernement et du chef de l’État Alassane Ouattara sur la transformation du cacao.

« La Côte d’Ivoire ne peut pas se permettre d’exporter que des fèves. Le chef de l’État et le Premier ministre ont une stratégie claire pour cette culture de rente importante pour le pays. La transformation locale est l’une des solutions aux fluctuations des cours internationaux qui impactent souvent notre économie », a confié Souleymane Diarrassouba.

Un accord avec les principaux transformateurs

Barry Callebaut et sa filiale Saco font partie des principaux broyeurs de Côte d’Ivoire, avec Olam, Cargill et Cémoi. Si la capacité installée est de 703 000 tonnes, seules 540 000 tonnes ont été transformées localement en 2016-2017, pour une récolte d’environ 2 millions de tonnes.

Le gouvernement a signé un accord – qui prévoit des avantages fiscaux et un soutien de l’État -, avec les plus gros broyeurs du pays pour atteindre un taux de transformation de 900 000, voire de 1 million de tonnes à l’horizon 2020.

Comptant pour 60 % de la production mondiale de fèves de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana sont en train de finaliser leur stratégie commune destinée à accroître la transformation locale, avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), négociant un financement de 1,5 milliard de dollars.

Source : Jeuneafrique.com

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