Afrique de l’Ouest : 5 pays peaufinent la promotion de l’agriculture climato-intelligente

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10 janvier 2018 (lepaysan.ci) Cinq pays Bénin, Burkina Faso, Ghana, Niger et Togo, peaufinent à Lomé la mise en place du fonds de financement d’un projet de promotion de l’agriculture climato-intelligente en Afrique de l’Ouest, a-t-on constaté mercredi sur place.

Une rencontre d’experts a été organisée mardi et mercredi dans la capitale togolaise, avec la collaboration de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Le projet de promotion de l’agriculture climato-intelligente dans les quinze pays de la CEDEAO est estimé à 14 millions de dollars qui seront mobilisés sous formes de don.

Il vise à “diffuser les techniques adaptées aux changements climatiques” dans l’espace CEDEAO et devrait aider les pays à “régler de façon judicieuse” les problèmes climatiques et agricoles, selon des sources proches de la rencontre.

En fait, le projet aidera à réduire la vulnérabilité du secteur agricole aux risques climatiques dans les pays de cette partie de l’Afrique.

On indique, plus précisément, que la réduction de la vulnérabilité de ces pays se fera à travers la mise à l’échelle des meilleures pratiques dans le domaine de la gestion des sols, de l’eau, de la transhumance et des services climatologiques.

La promotion d’une agriculture climato-intelligente est présentée comme un coup de pouce majeur potentiel à la croissance inclusive et à la sécurité alimentaire ainsi qu’à la mobilisation de ressources concessionnelles auprès des mécanismes financiers de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

“Si le climat va mal, l’agriculture va mal. C’est pour cela que ce projet pouvait aider l’agriculture à s’adapter à tout ce qui se passe au niveau de l’environnement”, a expliqué André Johnson, le ministre togolais de l’Environnement et des Ressources forestières.

Dans l’espace CEDEAO, la pratique de l’agriculture se fait pour la plupart au rythme des saisons pluvieuses qui sont de plus en plus perturbées par le changement climatique. On relève également que certaines pratiques agricoles séculaires dans des pays de la région ont des effets néfastes sur le climat.

A cet effet, M. Johnson a indiqué qu’il “faudrait une prise de conscience de la part des agriculteurs, des paysans”.

Pour rappel, les chefs d’Etat de la CEDEAO et de l’UEMOA ont opté, en juin 2015 à Bamako au Mali, pour la promotion de l’agriculture climato-intelligente en Afrique de l’Ouest. Ce choix est inscrit dans le Plan stratégique et la Stratégie environnement et climat 2015-2019 de la BOAD, l’une des institutions financières de premier plan en Afrique de l’Ouest.

Source : Agence de presse Xinhua

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